Questions fréquentes

  1. La viande casher est-elle respectueuse des animaux ?
  2. Que penser des sacrifices du Temple ?
  3. Qu'en sera-t-il quand le Temple sera reconstruit ?
  4. Comment devrait-on traiter les animaux selon le Judaïsme ?
  5. Que penser de l'utilisation d'animaux pour le Sefer Torah, les téfilines, et le chofar ?
  6. Ne nous a-t-on pas donné la domination sur les animaux ?
  7. Comment se comportaient les grands héros juifs vis-à-vis des animaux ?
  8. Comment le Judaïsme voit-il la chasse ?

 

1. La viande casher est-elle respectueuse des animaux ?

 

Des enquêtes clandestines dans l'un des plus grands abattoirs glatt casher des États-Unis et d'Israël a révélé des pratiques d'abattage extrêmement violentes, comme le fait de frapper les animaux au visage, creuser des trous dans leur gorge, ou leur arracher les oreilles. Mais même sans tenir compte de cas, les animaux souffrent à cause des conditions très mauvaises dans lesquelles ils passent leur vie, ces conditions étant les mêmes que dans l'industrie standard (voir cette page du site). Ainsi le label "casher" ne garantit pas des conditions de vie acceptables pour les animaux, et s'il est peut-être vrai qu'il fût à un moment une amélioration, on ne peut pas affirmer qu'il est aujourd'hui moralement acceptable de manger de la viande casher. En effet, sachant que nous pouvons facilement nous passer des produits animaux, il n'est pas justifiable de continuer de les manger.

Même si elle garantissait un abattage humain, la shechita ne prend en compte que les dernières secondes de la vie d'un animal. Qu'en est-il des souffrances considérables et de la cruauté qui font partie du processus entier d'élevage et du transport des animaux dans les élevages contemporains ? Alors que la consommation de viande n'est pas nécessaire et est même néfaste à la santé des gens, peut-on considérer n'importe quelle méthode d'abattage comme humaine ?

 

 

2. Que penser des sacrifices du Temple ?

 

Si D.ieu voulait que nous ayons des régimes végétaliens et ne nuisions pas aux animaux, pourquoi les sacrifices bibliques ont-ils été établis ? Au temps de Moïse, c'était la pratique générale parmi toutes les nations de montrer son adoration par le sacrifice, et il y avait beaucoup de pratiques idolâtres associées à cela. Le grand philosophe juif Maïmonide déclare que D.ieu n'avait pas ordonné aux Israélites d'abandonner et de cesser toutes ces manières de servir parce qu'"obéir à un tel commandement aurait été contraire à la nature de l'homme, qui s'attache généralement à ce qu'il est utilisé." C'est pour cette raison que D.ieu a permis aux Juifs de faire des sacrifices, mais "Il transféra à Son service ce qui avait servi d'adoration aux êtres créés et aux choses imaginaires et irréelles". Tous les éléments de l'idolâtrie ont été supprimés. Maïmonide conlut :

"Par ce plan divin, il fut réalisé que les traces de l'idolâtrie furent effacées et que le principe vraiment grand de notre foi, l'existence et l'unité de Dieu, fut fermement établi; ce résultat fut ainsi obtenu sans détourner ou confondre les esprits des gens par l'abolition du service auquel ils étaient habitués et qui leur était seul familier."

Le philosophe juif Abarbanel a renforcé l'argument de Maïmonide. Il cite un Midrash qui indique que les Juifs s'étaient habitués aux sacrifices en Egypte. Pour les sevrer de ces pratiques idolâtres, D.ieu toléra les sacrifices mais ordonna qu'ils soient offerts dans un sanctuaire central :

"Alors le Saint, béni soit-Il, dit:"Qu'ils offrent en tout temps leurs sacrifices devant Moi dans le Tabernacle, et ils seront sevrés de l'idolâtrie, et ainsi sauvés." (Rabbi J. H. Hertz, The Pentateuch and Haftorahs, p. 562)"

Le rabbin J. H. Hertz, grand rabbin d'Angleterre, déclare que si Moïse n'avait pas institué des sacrifices, qui ont été reconnus par tous comme étant l'expression universelle de l'hommage religieux, sa mission aurait échoué et le judaïsme aurait disparu. Avec la destruction du Temple, les rabbins affirment que la prière et les bonnes actions ont remplacé le sacrifice.

Rashi indique que D.ieu ne voulait pas que les Israélites apportent des sacrifices; c'était leur choix. Il base cela sur la Haphtara (la proportion des Prophètes) lue le Shabbat quand on lit le livre de Lévitique qui parle des sacrifices :

"Je ne t'ai pas chargé d'offrande, Je ne t'ai pas lassé d'encens. (Isaïe 43:23)"

Le commentateur biblique David Kimhi (1160-1235) déclare également que les sacrifices étaient volontaires. Il établit cela à partir des paroles de Jérémie :

"Car je n'ai pas parlé à vos pères, et je ne leur ai pas donné d'ordres le jour où je les ai fait sortir du pays d'Égypte, au sujet des holocaustes ou des sacrifices; mais je leur ai donné cet ordre:"Obéissez à ma voix, et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple. (Jérémie 7:22-23)"

David Kimchi, note que nulle part dans les Dix Commandements il n' y a de référence au sacrifice nulle part dans les Dix Commandements, et même quand les sacrifices sont mentionnés pour la première fois (Lv. 1:2), l'expression utilisée est "quand n'importe quel homme d'entre vous apporte une offrande", le premier hébreu est littéralement "si", ce qui implique qu'il s'agissait d'un acte volontaire.

Beaucoup d'érudits juifs comme Rabbi Kook croient que les sacrifices d'animaux ne seront pas réintégrés dans les temps messianiques, même avec le rétablissement du Temple. Ils croient qu'à ce moment-là, la conduite humaine aura atteint des standards si élevés qu'il n' y aura plus besoin de sacrifices animaux pour expier les péchés. Il ne restera que des sacrifices non animaux (céréales, par exemple) pour exprimer la gratitude envers D.ieu. Il y a un Midrash (enseignement rabbinique basé sur les valeurs et la tradition juive) qui déclare : "Dans l'ère messianique, toutes les offrandes cesseront, sauf l'offrande d'action de grâces, qui continuera pour toujours". Cela semble cohérent avec la croyance du Rabbin Kook et d'autres, basée sur la prophétie d'Isaïe (11,6-9), selon laquelle les hommes et les animaux seront végétariens à ce moment, et "personne ne fera de mal ni ne détruira dans toute Ma Sainte Montagne".

Les sacrifices, surtout les sacrifices des animaux, n'étaient pas la préoccupation première de Dieu. En fait, ils pourraient être une abomination pour lui s'ils n'étaient pas accomplis avec des actes d'amour, de bonté et de justice. Considérez ces paroles des prophètes, les porte-parole de Dieu :

"Ce que je veux, c'est de la pitié, pas du sacrifice." (Hos. 6:6)

"A quoi sert la multitude de tes sacrifices pour Moi ?" dit le Seigneur. "Je suis rassasié des holocaustes des béliers et de la graisse des bêtes nourries, et je ne me réjouis pas du sang des taureaux, des agneaux et des boucs... Je n'apporte plus de vaines oblations...". Ta nouvelle lune et tes fêtes, mon âme hait mon âme ;... et quand vous étendez vos mains, je vous cacherai mes yeux ; quand vous ferez beaucoup de prières, je n'écouterai pas ; vos mains sont pleines de sang." (Isaïe 1:11-16)

"Je hais, je méprise vos festins et je ne me réjouis pas de vos assemblées solennelles. Oui, bien que vous m'offriez des holocaustes et vos offrandes de repas, je ne les accepterai pas non plus et je ne considérerai pas non plus les sacrifices de paix de vos bêtes grasses. Éloignez de moi le bruit de votre chant, et la mélodie de vos psaumes. Mais que la justice s'élève comme des eaux, et la justice comme un puissant torrent." (Amos 5:21-4)

Les actes de compassion et de bonté envers toute la création sont plus importants pour Dieu que les sacrifices: "Faire la charité et la justice est plus acceptable pour le Seigneur que le sacrifice" (Prov. 21:3).

Peut-être qu'un autre type de sacrifice est exigé de nous aujourd'hui. Quand le rabbin Shesheth tenait un jeûne pour Yom Kippour, il concluait par ces mots :

"Souverain de l'Univers, Tu sais très bien qu'au temps du Temple, quand un homme péchait, il apportait un sacrifice, et même si tout ce qu'on lui offrait était de la graisse et du sang, l'expiation était faite pour lui. Maintenant, j'ai gardé un jeûne et ma graisse et mon sang ont diminué. Puisse Ta volonté rendre compte de ma graisse et de mon sang qui ont été diminués comme si je les avais offerts devant Toi sur l'autel, et fais-moi grâce." (Berachot 17a)

 

 

3. Qu'en sera-t-il quand le Temple sera reconstruit ?

 

Quand le Temple de Jérusalem sera reconstruit, les sacrifices ne seront-ils pas restaurés et les gens n'auront-ils pas à manger de la viande ? Comme indiqué précédemment, Rav Kook et d'autres croient que dans l'époque messianique, la conduite humaine s'améliorera à un tel degré que les sacrifices d'animaux ne seront pas nécessaires pour expier les péchés. Il n' y aura que des sacrifices non-animaux pour rendre grâce à Dieu.

Comme nous l'avons également indiqué, basé sur la prophétie d'Isaïe (11,6-9), Rav Kook et d'autres croient que la période messianique sera végétarienne.

Alors que la plupart des érudits juifs supposent que tous les Juifs ont mangé de la viande pendant le temps où le Temple était debout, il est significatif que certains (Tosafot, Yoma 3a, et Rabbenu Nissim, Sukkah 42b) affirment que même pendant la période du Temple, ce n'était pas une exigence absolue de manger de la viande ! Rabbenu Nissim caractérise l'"exigence" de manger la viande des offrandes du festival comme mitsvah min ha-muvhar, c'est-à-dire la meilleure façon d'accomplir la mitsvah de réjouissance de fête, mais pas une exigence absolue. Moshe Halevi Steinberg, dans sa response précédemment mentionnée, souligne que le végétarisme pour des raisons de santé n'est pas en conflit avec Halacha même à l'époque du Temple. Il indique que l'on pourrait être végétarien tout au long de l'année, et en mangeant un kazayit (un morceau de la taille d'une olive, qui, en raison de sa taille, ne serait pas préjudiciable à la santé) de viande, on remplirait la mitzva de manger la viande de sacrifices. Même un Cohen (prêtre) pouvait être végétarien, sauf quand son tour venait manger des sacrifices pendant sa période de service (environ 2 semaines), et lui aussi ne pouvait manger qu'un kazayit. Il pouvait en manger encore moins selon le Hatani Sofer, puisque beaucoup de kohanim pouvaient se réunir pour manger la quantité nécessaire, de sorte que le kohen végétarien pouvait manger encore moins qu'un kazayit.

R. Steinberg note que parmi les choses énumérées comme disqualifiant un Cohen du service dans le Temple, le végétarisme n'est pas inclus, car il pourrait arranger le problème de la nourriture des sacrifices d'une des manières énumérées ci-dessus. Cependant, ajoute R. Steinberg, un Cohen qui serait devenu végétarien parce que son âme s'est élevée contre la consommation de viande, n'aurait pas été autorisé à servir dans le sanctuaire, car s'il se forçait à avaler un kazayit de viande, il ne remplirait pas la définition halahique de "manger".

 

 

4. Comment devrait-on traiter les animaux selon le Judaïsme ?

 

Qu'enseigne le Judaïsme sur le traitement approprié des animaux ? Le judaïsme enseigne qu'il nous est interdit d'être cruels envers les animaux et que nous devons les traiter avec compassion. Puisque les animaux font partie de la création de D.ieu, les hommes ont des responsabilités particulières envers eux. Ces concepts sont résumés dans la phrase hébraïque tsa'ar ba'alei chayim, le mandat biblique de ne causer de "douleur à aucune créature vivante". Tandis que la Torah indique clairement que les gens doivent avoir "une domination sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout ce qui se glisse sur la terre " (Gn 1,28), il s'agissait d'un souci fondamental pour eux, et les gens devaient considérer les droits des animaux. Les animaux sont aussi des créatures de D.ieu, ils possèdent la sensibilité et la capacité de ressentir la douleur ; ils doivent donc être protégés et traités avec compassion et justice. Dieu a fait des traités et des alliances avec les animaux, comme avec les humains :

"Et moi", dit l'Éternel, "voici que j'établit mon alliance avec vous et avec votre postérité après vous, et avec toute créature vivante qui est avec vous, la volaille, le bétail et toute bête de la terre avec vous, tout ce qui sort de l'arche, toute bête de la terre." (Gen. 9:9-10)

"Et en ce jour-là, Je ferai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre. Je briserai l'arc, l'épée et la bataille hors du pays, et je les ferai reposer en sécurité." (Hos. 2:20)

Les Psaumes montrent le souci de Dieu pour les animaux, car "Ses tendres miséricordes sont sur toutes ses créatures" (Ps 145,9). Elles représentent Dieu comme "satisfaisant le désir de toute créature vivante" (Ps. 145,16), "fournissant de la nourriture aux bêtes et aux oiseaux" (Ps. 147,9) et, en général,"préservant à la fois l'homme et les animaux" (Ps. 36,7).

L'attitude juive envers les animaux est peut-être résumée au mieux par la déclaration dans les Proverbes (12:10),"Le juste a de la considération pour la vie de son animal". C'est le versant humain de "Le Seigneur est bon pour tous, et sa tendre compassion est sur toutes ses créatures" (Ps 145,9). Dans le judaïsme, celui qui est cruel envers les animaux ne peut pas être considéré comme un individu juste.

Le rabbin Samson Raphael Hirsch résume avec éloquence le point de vue juif sur le traitement des animaux :

"Dans cette situation, vous êtes confrontés à l'enseignement de Dieu, qui vous oblige non seulement à vous abstenir d'infliger des souffrances inutiles à tout animal, mais aussi à aider et, quand vous le pouvez, à soulager la douleur chaque fois que vous voyez un animal souffrir, même sans faute de votre part." [Horeb, Chapitre 60, #416]

 

 

5. Que penser de l'utilisation d'animaux pour le Sefer Torah, les téfilines, et le chofar ?

 

Le nombre d'animaux tués à ces fins est infime par rapport aux milliards tués chaque année pour la nourriture. Le fait que des animaux seraient tués pour répondre aux attentes des rituels juifs ne doit pas nous empêcher de faire tout ce qu'on peut pour stopper les grandes souffrances que subissent les animaux. De plus, la plupart des problèmes liés à des régimes alimentaires principalement carnés (les problèmes de santé et le gâchis de nourriture et des autres ressources) ne se poseraient plus si les animaux étaient tués seulement pour répondre aux attentes des rituels juifs. Notre objectif devrait être de chercher à nuire le moins possible aux humains et aux animaux. Le fait que que certains produits animaux sont nécessaires pour des usages sacrés (en très petite quantité) ne devrait pas empêcher une personne de devenir végétarienne ou végan.

 

 

6. Ne nous a-t-on pas donné la domination sur les animaux ?

 

Les gens n'ont-ils pas le pouvoir sur les animaux ? D.ieu ne les a-t-il pas mis à notre disposition ?

Le domination ne signifie pas que nous avons le droit de faire souffrir et exploiter les animaux. Immédiatement après que D.ieu a donné aux hommes la domination sur les animaux (Genèse 1:26), Il interdit leur utilisation pour la nourriture (Genèse 1:29). Domination signifie la garde ou la protection - être collaborateur avec Dieu pour prendre soin du monde et l'améliorer. (Shabbat 119; Sanhédrin 7)

Le Talmud interprète le "domination" comme le privilège d'utiliser les animaux pour le travail uniquement. (Sanhedrin 59b) Il est extrêmement douteux que le concept de domination permette d'élever des animaux et de les traiter comme des machines conçues uniquement pour répondre à nos besoins. Rav Kook déclare que le domination n'implique pas qu'un dirigeant tyrannique gouverne cruellement pour satisfaire ses désirs personnels. Il indique également qu'il ne peut pas croire qu'une telle forme répugnante de servitude puisse être à jamais scellée dans le monde de D.ieu dont "la tendre miséricorde est au-dessus de toute Son œuvre". (Psaume 145:9)

Le rabbin Hirsch souligne que les gens n'ont pas reçu le droit ou le pouvoir de soumettre tout ce qu'ils souhaitent. En commentant Genèse 1:26, il déclare : "La terre et ses créatures peuvent avoir d'autres relations dont nous sommes ignorants, dans lesquelles elles servent leur propre dessein". Par conséquent, les gens, selon le Judaïsme, n'ont pas un droit illimité d'utiliser et d'abuser des animaux et d'autres parties de la nature.

Commentant Genèse 1:26, Rashi déclare : "Si une personne est jugée digne, elle domine sur les animaux. Si on ne la trouve pas digne, il devient asservi devant eux, et ce sont les animaux qui la dominent."

 

7. Comment se comportaient les grands héros juifs vis-à-vis des animaux ?

 

Quels sont les exemples de bonté envers les animaux par les grands héros juifs ? De nombreux grands héros juifs de la Bible ont été formés à leurs tâches en étant bergers de troupeaux.

Moïse a été éprouvé par D.ieu quand il était berger :

Pendant que notre maître Moïse s'occupait des brebis de Jéthro dans le désert, un agneau s'enfuyait de lui. Il l'a poursuivie jusqu' à ce qu'il atteigne Hasuah. Arrivée à Hasuah, il trouva une mare d'eau où l'agneau s'arrêta pour boire. Quand Moïse l'atteignit, il dit : "Je ne savais pas que tu courais parce que tu avais soif. Tu dois être fatigué." Il le plaça sur son épaule et se mit à marcher. Le Saint, béni soit-il, dit : "Tu es compatissant en conduisant les troupeaux des mortels ; je jure que tu feras de même pour guider mon troupeau, Israël." (Exode Rabbah 2:2)

Le plus grand professeur, chef et prophète juif a été jugé digne, non pas à cause de ses capacités en tant qu'orateur, homme d'État, politicien ou guerrier, mais grâce à sa compassion pour les animaux !

Dieu a également jugé que David était digne de s'occuper du peuple juif parce que, comme Moïse, il savait s'occuper des moutons, accordant à chacun les soins dont il avait besoin. David empêchait les gros moutons de sortir avant les plus petits. Les plus petits pouvaient alors brouter sur l'herbe tendre. Ensuite, il permit aux vieux moutons de se nourrir de l'herbe ordinaire, et enfin aux jeunes moutons vigoureux de l'herbe plus dure. (Exode Rabbah 2:2)

Rebecca a été jugée convenable comme épouse d'Isaac en raison de la gentillesse qu'elle a montré aux animaux. Eliezer, le serviteur d'Abraham, demanda à Rebecca de l'eau pour lui-même. Non seulement elle lui donna de l'eau, mais elle courut aussi pour fournir de l'eau à ses chameaux. Le souci de Rebecca pour les chameaux était la preuve d'un cœur tendre et de la compassion pour toutes les créatures de D.ieu. Elle a convaincu Eliezer que Rebecca ferait une épouse convenable pour Isaac (Gen. 24:11-20). Le patriarche Jacob manifesta également son intérêt pour les animaux. Après leur réconciliation, son frère Ésaü lui dit : "Faisons notre chemin et partons, et j'irai devant toi." Mais "Mon seigneur sait que les enfants sont tendres, et que les brebis et les troupeaux me sont chers; et si mes ouvriers les surchargent un jour, tous les brebis mourront. Mon seigneur, je vous prie, passez devant et je cheminerai doucement, au rythme du bétail qui est devant moi et au rythme des enfants, jusqu' à ce que je vienne à mon seigneur, jusqu'à Séir" (Gen. 33:12-14).

 

8. Comment le Judaïsme voit-il la chasse ?

 

Les rabbins désapprouvaient fortement la chasse comme sport (Encyclopédie Judaïque 8:1111). Un juif n'est autorisé à capturer du poisson, de la chair ou de la volaille qu'à des fins d'alimentation humaine ou pour un autre besoin humain essentiel, mais la destruction d'un animal à des fins de "sport", de mode ou de vanité constitue une destruction gratuite et doit être condamnée. Basé sur l'affirmation "ne pas se mettre en travers de la route des pécheurs" (Ps. 1,1), le Talmud interdit toute association avec les chasseurs (Avodah Zorah 18b). Une demande a été adressée au rabbin Ezekiel Landau (1713-1793) par un homme qui voulait savoir s'il pouvait chasser dans son grand domaine, qui comprenait des forêts et des champs. Sa réponse fut :

Dans la Torah, le sport de la chasse n'est asssocié qu'à des personnages féroces comme Nimrod et Ésaü, jamais à aucun des patriarches et de leurs descendants..... Je ne comprends pas comment un Juif peut rêver de tuer des animaux pour le seul plaisir de chasser..... Lorsque l'acte de tuer est provoqué par le sport, c'est de la cruauté pure et simple. (Yoraah De'ah, 2ème Série, 10)

 

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