Pour la planète

Ce que nous mangeons: une choix important pour l’environnement.

 

Ce site ne fait pas que défendre le véganisme en s’appuyant sur la Torah, il promeut aussi la défense de l’environnement de manière très concrète.

 

Nos textes sacrées du Judaïsme expriment une éthique environnementale forte. Et l’agriculture de bétail, malheureusement, est la cause de dégradations environnementales très graves, en violation des valeurs juives.

 

Prenez en considération le commandement juif de « bal tash’hit« , celui de ne pas causer destruction, qu’on trouve dans la Torah (Deutéronome 20:19-20). Les versets interdisent explicitement de couper des arbres fruitiers en période de siège guerrier. En s’appuyant sur cela, les auteurs du Talmud ont une décrété une interdiction générale du gâchis: « Quiconque casse des ustensiles ou déchire des vêtements, ou détruit un bâtiment, ou bouche une fontaine, ou détruit de la nourriture viole l’interdiction de bal tash’hit » (Kidouchin 32a).

 

En ayant cela en tête, le gaspillage associé à la production de viande peut être considéré comme une violation flagrante de « bal tash’hit ». Par exemple, dans leur livre historique, les professeurs à Standford Paul et Anne Ehrlich déclarent que la quantité d’eau utilisée pour produire un kilo de viande varie de 19 000 à 45 000 litres. Même en prenant l’estimation basse, cela représente 20 fois la quantité d’eau nécessaire à la production d’un kilo de blé. C’est un gaspillage immense.

 

Ceci concerne l’utilisation de l’eau. Qu’en est-il de l’utilisation des terres ?

 

Presqu’un tiers de la surface terrestre de la planète est utilisée pour le consommation du bétail, soit en pâturage soit pour faire pousser de la nourriture pour les animaux. À l’échelle planétaire, nous utilisons environ 8 fois plus de terres pour faire pousser de la nourriture pour les animaux que pour les humains. D’après la Banque mondiale, 91% de la déforestation de la forêt Amazonienne est dû au pâturag et à la production de nourriture pour le bétail. D’après une étude de la « World Preservation Foundation », jusqu’à 80% de la déforestation dans le monde est une conséquence de l’agriculture animale. Pensez à tous les habitats naturels que nous pourrions préserver si les gens mangeaient plus de végétaux et moins de viande.

 

Il existe de nombreux autres enseignements relatifs à l’environnement dans le judaïsme, dont celui-ci, tiré d’un Midrash sur la Genèse:

 

Pendant l’heure au cours de laquelle le Saint, béni soit-Il, créa le premier homme, Il le pris et le fit passer devant tous les arbres du Jardin d’Eden et lui dit: « Regarde mes créations, leur beauté et leur excellence ! Tout ce que j’ai créé, je l’ai créé pour toi. Réfléchis à cela et ne sème pas la corruption et la désolation dans Mon Monde, car si tu le corromps, personne ne sera là pour réparer tes erreurs. »

 

Le terme « désolation » décrit bien l’effet de la quantité astronomique d’eau usée causée par l’exploitation du bétail. D’après l’Agence américaine de protection de l’environnement, un seule vache laitière produit environ 50 kilos de purin, ce qui équivaut aux déchets produits par 20 à 40 personnes. Au total, les 3 milliards d’animaux qui sont en vie à tout moment aux États-Unis produisent 130 fois plus d’eaux usées que la population humaine du pays.

 

Et la plupart se déverse dans les rivières, ruisseaux, estuaires et baies. De vastes « zones mortes » bouchées par des algues se sont formées dans le Golfe du Mexique et dans la baie de Chesapeake, en grande partie à cause de la grande quantité d’eaux usées d’origine animale qui s’y répand.

 

L’impact de la production de viande sur le réchauffement climatique est peut-être encore plus inquiétant. Un rapport de 2006 des Nations Unies a révélé que le « secteur de l’élevage animal » génère plus de gaz à effet de serre que la combinaison de tous les camions, voitures, trains, bateaux et avions du monde. Le secteur de l’agriculture animale est une des plus grandes sources de dioxyde de carbone et la plus grande source d’émissions de méthane et de protoxyde d’azote.

 

Cela inclut le méthane des flatulences des bovins, les gaz qui émanent de leur fumier, l’essence utilisée pour transporter leurs carcasses souvent sur des milliers de kilomètres, l’électricité nécessaire à conserver la viande à une température basse, le gaz utilisé pour la cuisiner, l’énergie nécessaire à labourer et moissonner les cultures destinées aux animaux, et le pompage de l’eau dont les bovins ont besoin.

 

En fait, réduire votre consommation de viande et de produits laitiers est l’action la plus importante que vous pouvez faire pour réduire le réchauffement climatique. Si votre famille (quatre personnes) décide de se passer de viande un jour par semaine, cela équivaudrait à ne pas conduire pendant 5 semaines.

 

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Impact_environnemental_de_la_production_de_viande