Le spécisme

Le spécisme est à l’espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d’autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu’elles sont censées justifier.

En pratique, le spécisme est l’idéologie qui justifie et impose l’exploitation et l’utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines.

Les animaux sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande ; ils sont pêchés pour notre consommation; ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques ; ils sont chassés pour notre plaisir sportif.

 

Considérer la vie des autres comme absolument moins importante que la notre est la racine même de la discrimination.

 

Nous pensons que les valeurs centrales du judaïsme, appréhendées dans une perspective contemporaine, entrent en contradiction avec le spécisme et sa mise en application. En effet, les principes juifs fondamentaux d’attachement à la justice, à la paix, à l’altruisme et à la compassion, en particulier pour les plus faibles, commandent de rejeter toute forme de mépris envers un groupe particulier, sous prétexte que ce dernier aurait moins d’importance. C’est alors l’occasion pour chaque juif d’avoir le courage d’agir en accord avec ses valeurs, pour considérer et défendre les animaux, afin de participer au façonnement d’un monde meilleur pour tous.

 

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